Dans les années 70, des dirigeant.e.s ont voulu nous fermer, nous effacer. Nous, les régions et les villages qui les composent. Nous, les racines mêmes de ce Québec toujours en construction. Nous nous sommes levés pour notre dignité, pour préserver nos acquis. Nous nous sommes battus avec nos sœurs et nos frères, nos mères et nos pères, nos voisines et nos voisins. Nous nous sommes organisés. Et nous avons vaincu.

Ils se sont ensuite dit que nous fermer complètement provoquait trop d’indignation, qu’il valait mieux nous détricoter lentement, maille par maille, pour mieux nous diviser, nous qui habitons le territoire. Ils avaient oublié une chose essentielle : nous étions désormais organisés et outillés.
Au cours des dernières années, ils ont poursuivi cette entreprise de démantèlement, s’attaquant un à un à nos acquis, en tentant de détourner l’attention de leurs véritables intentions. Ces gens qui tirent les ficelles ont choisi d’investir dans la pérennité de leurs élections plutôt que dans celle de nos infrastructures. Ils ont choisi d’investir en eux, et non en nous.

Vivre en région est plus souvent un choix politique qu’on ne le pense. C’est l’expression d’un désir profond de demeurer connectés à la terre qui nous nourrit et à la mer qui nous fait vivre. On ne détruit pas impunément ce qui s’est bâti à coups de victoires citoyennes et de mobilisations collectives. Nous en avons désormais l’expérience.
Il faut donc maintenir un message clair et sans ambiguïté face à nos élu.e.s : nous n’accepterons aucun compromis sur notre existence. Jamais.
Plus vous tenterez de nous affaiblir, plus nous sortirons forts et déterminés.
Tenez-le-vous pour dit : nous gagnerons.
